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Discussion : L´homme est polygame par nature, monogame par éducation

  1. #


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    décembre 2016
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    PARIS
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    Certains ne sont pas polygames et ils peuvent bien sûr revendiquer qu'ils adorent, désirent les femmes bien qu'ils arrivent à êtres fidèles, alors ils aiment malgré tout séduire sans aller à ne serais-ce qu'un rendez-vous au restaurant, cinéma sans obtenir des bisous. Il y a des nymphomanes, des grandes séductrices c'est bien connu mais pas autant que les hommes c'est une réalité et ce sera toujours ainsi.

    Il est clair que je ne pourrais jamais être fidèle, le cacher serais trop dur pour moi. Rien que le fait de penser souvent au Spectacle diffusé plein de fois à la télévision du légendaire Crazy Horse, ce que je verrai un jour en vrai c'est évident.

    J'aurai la plus belle femme du monde selon moi, pareil je penserai, fantasmerai sur d'autres, c'est ainsi, alors qu'on pourrait croire le contraire en me voyant, et çà me plaît justement, ce contraste entre ma tenue, l'observateur discret, et l'immense coquin que je suis, à tel point que lorsque j'ai dis selon les occasions de l'incontournable sujet de cul, femmes certaines personnes ont comme hallucinées, des grands rires, fous rires déclenchés, des étonnements. me disant et ben y'en a qui cachent bien leurs jeux!!!!

  2. #


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    Tu as écrit ce texte, routard ?

    Le sous-titre aurait pu être "Postmodernité et société de consommation".

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  1. #


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    octobre 2006
    Localisation
    Bogota
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    Par défaut L´homme est polygame par nature, monogame par éducation

    Si l’inégalité des revenus est un thème très étudié, débattu et combattu, l’inégalité à l’accès au sexe est la grande oubliée des injustices et elle se gère seul. Bradford Tuckfield est un des rares scientifiques à avoir utilisé des outils analytiques pour examiner l’amour comme nous le faisons pour l’économie. Il met notamment en évidence une différence du coefficient de Gini entre hommes et femmes. Le coefficient de Gini, est une mesure statistique permettant de rendre compte de la répartition d'une variable au sein d'une population et de mesurer son niveau d'inégalité. Pour faire simple, 80% des femmes sont attirées par 20% des hommes et 80% des hommes doivent se partager les 20% des femmes restantes.

    L’être humain n’est autre qu’un primate évolué. Le mâle Alpha du groupe, résultat d’une sélection, est génétiquement programmé pour distribuer au plus grand nombre de femelles sa semence fertilisante afin de maximiser la multiplication de l’espèce et ce avec les gènes les plus forts. Le groupe de femelles est biologiquement attiré par le mâle Alpha suffisamment performant pour ramener le butin de la chasse et suffisamment apte à protéger le groupe contre toute attaque. Jusqu’ici rien de bien nouveau, tout biologiste peut confirmer ces caractéristiques chez les primates et donc chez l’homme.
    L’espèce humaine a cependant une caractéristique bien spécifique. Depuis le passage à la position debout de l’espèce et de la modification du bassin de la femelle, la progéniture humaine est contrainte à naître prématurément et a le record de toutes les créatures vivantes en matière de temps nécessaire pour passer à l’âge adulte. La nature s’est adaptée en dotant les femelles de pouvoirs puissants pour dompter les mâles afin qu’ils restent à s’occuper du clan. Le sexe en toute période, c'est-à-dire même en dehors des périodes de fécondation est une exception biologique.

    Dans le reste du règne animal ce sont les mâles qui se parent de leurs plus belles plumes pour séduire. Dans l’espèce humaine ce sont les femmes qui sont plus belles et ce sont elles qui dominent l’art de la séduction. Le mâle Alpha est attaché à son harem et le protège contre tout intrus ou tout danger. Outre la séduction et le sexe pour attirer les faveurs du mâle Alpha, les femelles développent également de puissantes qualités sociales afin de vivre en harmonie avec les autres femelles du clan. Les mâles passant leur temps à l’extérieur pour chasser et développent des qualités différentes comme la vision et la concentration. Si le mâle est séduit par ce qu’il voit, la femelle est sensible à la communication et donc à ce qu’elle entend. C’est pourquoi les hommes mentent et les femmes se maquillent !

    Plus sérieusement, les hommes sont attirés par la jeunesse et la beauté, leur instinct les poussant à chercher les femelles les plus fertiles tandis que les femmes sont attirées par les hommes réussissant socialement, traduction moderne du mâle Alpha le plus apte à ramener la nourriture au groupe.

    La nature a pensé à tout, sauf à un bouleversement rapide du mode de vie et de la démographie. Alors que les mâles passaient leur temps à s’entre-tuer à l’âge de pierre, permettant aux plus forts restants de s’occuper de toutes les femelles, la société a commencé à se civiliser. Le développement de l’agriculture, de la pêche, de l’élevage puis d’un tas d’autres métiers a commencé à rendre utiles les mâles les plus faibles du clan. Un peu partout dans le monde, les différentes sociétés ont donc abandonné le concept de la polygamie et instauré par la force la monogamie, ce que Bradford Tuckfield compare au salaire minimum en économie, une manière d’offrir le sexe au plus grand nombre. Certes, le mâle est réduit à ne se satisfaire que d’une seule partenaire sexuelle et la femelle est réduite à se satisfaire d’un partenaire médiocre, mais c’est un moindre mal. Il se crée donc une frustration des deux côtés mais l’important est d’avoir des foyers stables afin d’élever ensemble la progéniture jusqu’à l’âge adulte. Durant de nombreux siècles, la frustration a pu être maîtrisée par de puissants outils tels la religion, la pression sociale et la domination politique.

    Voilà que la science et la technologie évoluent bien plus vite que les mentalités et les institutions. L’amour éternel a été inventé à une époque où l’espérance de vie était de 40 ans. En l’espace de quelques dizaines d’années, une poussière devant l’histoire de l’humanité, nous avons plus que doublé l’espérance de vie. Autre bouleversement dans l’histoire de l’humanité, la maîtrise de la contraception. La femme n’est plus cantonnée à un rôle de mère au foyer mais peut et veut désormais se réaliser professionnellement et socialement à l’égal de l’homme.

    Le développement technologique et scientifique du vingtième siècle a permis une expansion économique sans précédent. Jusqu’alors écrasés par la misère et la nécessité, les peuples se libèrent. Les bouleversements sociaux mettent à mal la puissance de la religion et prônent la liberté individuelle. Les frustrations longtemps enfouies refont surface. La femme n’accepte plus son mari médiocre et le met sous pression afin qu’il s’améliore. Le mari se lasse de sa partenaire unique et commence à regarder ailleurs. Les femmes essaient de faire fonctionner les relations même les plus instables pendant que les hommes sont prêts à mettre en péril les relations même les meilleures pour une simple aventure. Le best-seller « Les hommes viennent de Mars, les femmes de Venus » explique parfaitement toutes ces différences entre sexes, mais est moins convainquant quant à la recherche de solutions.

    Le PC et téléphone portable sont des concentrés de technologie, permettant à chaque humain d’avoir à chaque instant à sa disposition la connaissance de l’ensemble de l’humanité. Mais le primate que nous sommes préfère utiliser ces outils incroyables pour aller sur des sites de rencontres ou pour visualiser du porno. L’homme marié est exposé à toutes ses stimulations sexuelles du monde moderne mais doit étouffer sa frustration et son instinct de chasse, le poussant dans une grande culpabilité silencieuse et solitaire. La femme mariée à une difficulté encore plus grande à surmonter dans la société moderne. En effet, elle doit surmonter un triple défi : être une bonne mère, une bonne professionnelle et une bonne épouse. La société moderne et la nature ne lui laissent aucun répit : la vie professionnelle a horreur des trous dans les CV, les stéréotypes de séduction privilégient la jeunesse et l’horloge biologique ne lui permet pas de remettre à plus tard son instinct de procréation.

    Chaque sexe souffre de son côté. La vie sexuelle s’éteint au bout de quelques années dans beaucoup de mariages. Les hommes reprochent souvent aux femmes d’en être coupables du fait de leur manque de désir sexuel. En réalité les femmes ont autant de désir sexuel que les hommes, mais ont par contre 80% de chances d’être tombées sur le mauvais partenaire. Le grand paradoxe de notre société est que les célibataires envient les couples et les mariés envient les célibataires. On passe maintenant d’un statut à l’autre, l’institution du mariage vacille sur son socle, les divorces se multiplient. Pourtant, étant donné le fameux coefficient Gini, le célibat se traduit pour beaucoup par solitude et misère sexuelle. Il n’existe aucune indemnisation chômage pour les Smicards du sexe qui ont perdu leur CDI et se retrouvent à la rue. Inutile d’enfiler sa capote jaune pour réclamer au gouvernement une amélioration du pouvoir d’orgasme, il faudra gérer son problème tout seul.

    Dans la pyramide de Maslow, le besoin de sexe est à la base de l’échelle, les hommes comme les femmes aspirent à une vie sexuelle riche. Si pour les deux sexes, une vie sexuelle riche peut se mesurer par la quantité de rapports sexuels, du fait du coefficient de Gini les hommes voudraient l’assouvir par le plus partenaires sexuels possibles alors que les femmes préfèrent la qualité des partenaires à la quantité.

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