Serviettes chaudes
Dans ce quartier de Paris, au-dessus du métro La Fourche, des rues bien parallèles, très calmes, presque provinciales bien que si proches du tumulte de la Place Clichy ou de la Porte du même nom…
Un petit salon avec juste deux cabines et un petit comptoir d'accueil, et plus au fond, douche et toilettes.
Entré par hasard, pour un peu en me trompant d'adresse car il y avait de la concurrence dans ce quartier, la patronne me conseille une masseuse, aux cheveux bien rassemblés en chignon, un masque bleu ciel sur la bouche (c'était bien avant le Covid), des yeux rieurs au-dessus du masque, en blouse blanche sagement boutonnée.
Le massage commence, avec échange de propos légers, son français est assez riche, et ponctués de rires légers, qui contrastent avec sa voix par moments grave, comme les japonaises.
Je suis toujours à plat ventre, le fessier couvert d'une serviette ; elle se lève soudain, et disparaît en chuchotant : "je reviens"…
Elle revient vite en effet, portant une bassine remplie d'eau bien chaude, et des serviettes sur le bras, se replace près de moi et entreprend, après avoir trempé et essoré une première serviette, et m'avoir doucement écarté les jambes en retroussant la serviette de garde, de passer le linge entre mes fesses et autour de mon sexe (je me prête au jeu et me cambre).
Le contact de la serviette chaude est très bien venu, de même que ses gestes précis et légers. Suit une deuxième serviette sèche, pour tapoter et éliminer l'eau de ma peau et du sillon fessier.
En silence, prise de position entre mes jambes restées écartées (tiens ?) et ajout d'huile au milieu de la zone, caresses de plus en plus précises, qui font suite à la première partie du massage plus énergique, d'avant sa courte absence. Sans crier gare, intromission douce d'un doigt, super ! En fait, juste avant, j'avais perçu une courte pause dans ses caresses, et capté le bruit discret de la mise en place sur son doigt d'un court étui souple ("doigt chinois", ou accessoire de proctologue ? je n'ai jamais demandé à le voir)
La suite ? eh bien la suite on la devine, je passe à 4 pattes, puis à genoux, elle, toujours derrière moi, me contourne d'un bras tout en continuant par-derrière avec l'autre… je suis aux anges, ainsi servi à pile et à face
Le reste, ce fut entre elle et moi bien d'autres séances, avant qu'elle ne quitte le salon pour un travail plus classique. Dommage d'une certaine manière, mais je lui souhaite de bien réussir dans sa nouvelle branche…


