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Discussion : Mes illusions perdues ? Deux ou trois choses (et même plus) que je sais d’elles

  1. #


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    mars 2012
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    Par défaut Up

    Up pour ce topic parmi les plus intéressants que j'ai pu lire sur ce site. Je partage la plupart des divagations de Sextraveller, qui sont de surcroît d'une lecture savoureuse... même si elles tournent parfois au verbiage (qui aime bien chatouille bien). Les interventions de ellieba et d'autres me semblent elles aussi frappées au coin du bon sens. Toutes ces considérations auraient plutôt tendance à me faire bander mou mais de temps en temps il est bon de replacer le débat... au-dessus de la ceinture.

    Je serais plus circonspect sur le net engrangé par la plupart des filles. On voit tous des tas de filles qui font systématiquement tapisserie... Allez elles montent une voire deux fois par jour au tout grand max (effet week-end compris), soit pas assez pour être rentables. Ces derniers temps, je me suis retrouvé plusieurs fois au LR en pleine semaine... Line-up pléthorique (genre ratio de 1/5 en permanence) où même les plus jolies ne tournent pas... Tout ce beau monde se regardait d'ailleurs en chiens de faïence, mais c'est une autre histoire...

  2. #


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    Par défaut two cents

    Citation Posté par sextraveller Voir le message
    Et l’Etat, bordel ! Ou Bordels d’Etat.
    J'espère que ce n'est pas ta proposition. L'état doit veiller sur les libertés et non intervenir en tout.

    La seule solution est que l'état donne un statut, logique, de prestataire de services aux filles, ce que les associations libres de prostituées demandent. Voir pourquoi pas un brevet ou une licence d'activité à renouveler en échange de visites médicales qui seraient gratuites, voir une visite psychologique / budgétaire. La fille devrait alors présenter / afficher sa licence aux clients.
    Et pourquoi pas une licence client pour les adeptes du ao ou pour les schizos qui vont aux putes en ayant une peur bleue des risques. Voir une carte d'identité sexuelle attestant de tests réguliers qui seraient valable pour tous les aventureux, client ou pas. Il faut également changer la loi sur la paternité, qui fait l'objet d'abus via les tests adn alors que c'est un choix personnel et assurer la continuité des services d'avortement, et mettre plus en avant la pilule 'avortement' qui potentiellement est moins dangereuse que LA pillule. L'une ne traite que l'accident alors que l'autre est en général inutile, sauf à être particulièrement ouverte et insouciante. Principe de précaution...

    Pour être en conformité avec la dialectique ecolo-socialo. Que l'on parle de racisme... anti-pute, que l'état finance une nième association contre le racisme.
    Comme le racisme anti-pute n'est pas suffisant, passons au racisme anti-client et même anti sexualité. Dans un soucis d'égalité, je propose une loterie où à 5 ans l'état tirerais au sort les couples. Ainsi, on aura des moches avec des beaux et cette cette inégalité antisociale, ce racisme anti pas beau. Un divorce se traduirait par un retour à la loterie, avec une chance de se retrouver avec une jeunette ou une vieille, une sdf ou une riche femme d'affaires, voir une députée (...), une écolo bobo ou 'marine le démon'. Quel monde écolo égalitaire merveilleux...

    L'allemagne leur a donné un statut mais j'ai lu une interview dans laquelle il est dit qu'il n'y a que 44 filles qui sont officiellement prostituées en allemagne! Toutes les autres se reportent sur le statut d'occasionnelle, et ne le respectent même pas. Voir les dernières descentes dans des clubs connus, qui aujourd'hui ont abandonné un rôle de conseil qui n'est pas vraiment défini légalement et pratiquent de plus en plus le laisser aller devant la pression des filles et leur absolue liberté, y compris d'être une esclave. cf le débat sur le voile musulman, que l'on commence également à voir dans les rues allemandes.

    Les allemands ont plutôt une bonne législation mais elle n'est pas assez expliquée aux filles et depuis cette loi, l'état s'est un peu défaussé du sort des étrangères bien plus sugètes aux proxo, qui peuvent être cools devant la pléthore de filles et l'absence de sanction. Ceux qui y maltraitent encore les filles n'ont rien compris à la législation locale... mais des idiots, des médiocres, il y en a dans toutes les activités.
    Il faut que les clubs déclarent systématiquement les filles et que le statut officiel devienne obligatoire si l'activité devient plus qu'occasionnelle. Que dans un soucis de paix sociale, le paiement de la taxe journalière soit explicitée en cas de non activité et que l'avantage fiscal soit limitée à un niveau de revenu. Les officielles qui gagnent 10/20KE mensuels sont exonérées d'impôt sur le revenu. Que l'état éventuellement facilite et encadre le paiement électronique. A noter que c'est valable pour toutes les activités de service dont le paiement en espèce est source d'opacité. C'est sur ce genre de détail qu'on voit que c'est une activité de service avec une ou deux spécificité pouvant être suivie par une licence spécifique.

    Pour le proxénétisme, il faut préciser le flou législatif et qu'il ne vienne pas détériorer les conditions de vie des prostituées. Car il faut être clair, entre le racisme anti pute sociétal et les clients, j'aimerais une étude honnête qui dise lequel est le plus néfaste, voir lequel est l'unique fautif... peut-être les clients 'cachés' qui crient au loup contre la prostitution en publique et qui envahissent les forums.
    L'abolition de la prostitution serait de mon point de vue l'abolition du 'racisme' législatif à leur égard. Je signale que le travail d'esclave en tant que bonne esclave, d'ouvrier esclave sur les chantiers ou les ateliers clandestins est pour moi la même chose.
    Rendre la sexualité sale / tabou / l'ultime espace d'intimité ou de liberté, c'est vraiment faire preuve d'une étroitesse de vue rare historiquement (enfin, ça se discute selon la largeur de la période historique) et une manipulation annonçant une dictature par l'esprit. Votre seul espace de liberté important, c'est votre sexe! pour le reste on s'en occupe... Il faut manquer d'esprit pour ne pas comprendre le piège. Bizarrement, c'est quasiment sur ça que les cathos ont été raillés, mais c'est repris par les nouveaux totalitarismes à la mode, souvent anti catos... c'est le libéralisme des intégrismes, vus comme des communautés innocentes et riches de leur 'diversité'. La république laique, des libertés, du doute et de la raison (issue des 'lumières') est certainement une dictature mais probablement la moins pire à ce jour, pour paraphraser quelqu'un. La démocratie n'est pas la moins pire car elle elle n'a dans l'absolue aucune valeur à défendre et tous les dictateurs se font élire et réélire régulièrement de nos jours...

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  1. #


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    octobre 2006
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    Par défaut Mes illusions perdues ? Deux ou trois choses (et même plus) que je sais d’elles

    Salut les Filles !

    D’accord, après huit ans, je suis un peu désabusé. Le monde des boxons et autres FKKs à ours bien léchés n’est pas un monde de bisounours. Voici mes impressions souvent bien vécues et mes quatre vérités toujours bien senties. L’explication ne vaut que pour les filles de l’est et les allemandes qui bossent en Allemagne et alentour. Je ne connais pas les Africaines et peu les asiatiques. Je n’ai aucune prétention, surtout pas celle d’une leçon de morale. Surtout ne pas en tirer un quelconque portrait-robot de qui que ce soit. Mais c’est mon avis et je le partage.

    Argent. C’est un corollaire du thème santé (voir plus bas). Une véritable addiction qui peut s’ajouter aux autres décrites. Parlons des BulRoms, tiens. Salaire minimum en Roumanie : 180/200 euros par mois. En Allemagne, une nana peut gagner le double voire plus en une seule...journée. Soit 40 à 45 fois plus* avec semaine de cinq jours. Vertigineux. Sacrée revanche. Sur leur pays de merde comme dirait Yoyo, sur leur famille, sur leur père et frère(s) par exemple qui triment à l’usine pour ce tarif-là, (ou traficotent au black pour vaguement un peu plus) etc...etc...Surtout pour des filles le plus souvent titulaires d’un bac ou moins, parfois plus. Mais qui pourraient à peine gagner plus si elles décrochaient un job du côté de Brasov, Sofia ou Bucarest. Alors cap sur bac + 10 bites par jour.
    Manière aussi de dire à leur famille restée sur place : “je gagne plus que toi, tu as vu ce que je sais faire, j’ai de l’argent, moi...”. Encore une fois, elles sont issues de sociétés assez patriarcales sinon machistes. En tout cas, les sommes manipulées ont de quoi tournebouler la tête de minettes de 20 ans éblouies par les lumières et les paillettes du bel univers de l’Europe de l’ouest...Avec ces sommes, il faut considérer les nombreuses ponctions et retraits qui grèvent souvent lourdement le gain brut, difficile de savoir exactement. Mais la fille est reconnue ou se croit telle.

    * Pour donner une idée du vertige en question, en France, aucun modèle économique ne peut vraiment rivaliser. Imaginez une fille française de 20 ans trouvant un job normal à 40 000 euros par mois dans son pays : 40 X le smic. Impossible. Ou gagnant la même somme en proposant des galipettes tarifées. A part quelques escorts de super luxe...

    Baiser. Avant on prétendait que la grande différence entre les prostituées et les filles "normales", c'était le baiser (avé la langue, madame, si, si...), réputé établir la frontière entre le vice satanique-nique et l'amour pur. Certains apôtres de l'abolition le prétendent encore. Bon, leur argument est enfoncé, et profondément. Quelqu'un pour leur offrir une entrée gratos ? ...Zungenkusse, deep french kiss, kiss with tongue, ...le client adore et en salive d'avance. Le bougre a été le plus souvent éduqué dans la croyance précitée. Ce qu'on appelle un avantage concurrentiel. Le truc est quasi imparable - Qui refuse de mettre sa langue dans la bouche d'une jouvencelle et inversement ?* - et ouvre la boîte de Pandore de tous les fantasmes, pas seulement physiques ou sexuels. Voir ci dessous.

    * En écrivant cela, j'ai un début d'érection.

    Clients (Ce qu’elles pensent des...). J’aimerais bien lire un site dédié aux nanas qui raconteraient ce qui se passe en chambre avec leurs michetons et qui les décriraient avec fiche d’éval et tout le toutim...le symètrique inverse d’un Youppie par exemple. On rigolerait bien ? Pas sûr...Je suis certain que beaucoup d’entre nous ont essayé de comprendre, d’une oreille forcément distraite mais terriblement intéressée, ce que les filles racontaient à leurs copines après session (moi pas parler roumain ou bulgare...). On regrette de ne pas avoir fait moldo-slovaque première langue, hein ? Parfois, si le coeur leur en dit, et si la confiance s’est installée, elles vous lâchent ce qu’elles pensent du client d’avant, ou de tel ou tel qui traîne en salle...Edifiant. En prenant bien soin de vous faire jurer que vous ne le connaissez pas et ne le répéterez pas...

    Au mieux, le sentiment qu’elles éprouvent vis-à-vis des hommes clients qui les attendent en salle, c’est de l’indifférence presque polie. Version laïque et objective. Ou de la compassion. Version religieuse et subjective. Le sentiment le plus répandu à degré divers, c’est le mépris poli et silencieux. Et cela peut aller jusqu’à la vraie détestation. Ou tout cela à la fois. Encore une fois il y a des exceptions. “Je ne veux pas penser au nombre de fois où je me suis faite baiser depuis que je me prostitue. Je ne veux pas devenir folle ! “, m’a lancé une roumaine du Babylon à qui je demandais une estimation. Le nombre : 7000.

    Couple. Un autre grand fantasme mais plus réaliste déjà. Les histoires entre une fille et son client préféré, épris comme une midinette de collège devenu son compagnon, existent. Transformer cette salope de Cendrillon en bobonne cochonne. Certains tissent des relations avec des prostituées via les réseaux sociaux, voire plus*. L’espoir fait vivre. Fidélisez, les filles, il en restera toujours quelque chose. Drôle, on croise décidément beaucoup de visages déjà connus avant de les avoir rencontrés, hommes et femmes...Magic facebook.
    Du mec sympa au sugar daddy, en passant par l’homme mûr friqué, l’homme jeune friqué, le divorcé sur le retour, ou le célibattu encore battant, les figures du couple formé par le client converti et harponné et la prostituée repentie et prédatrice ne sont pas si rares. Là encore, parcours du combattant - on a envie de l'écrire en deux mots- car la fille formatée pognon pendant un certain temps le reste toujours un peu. Pas la peine d’échanger une pute de boxon contre une cocotte Troisième République. A l’époque du père Félix Faure elles étaient ou se disaient actrices. Aujourd’hui, ben, elles le sont encore...
    Beaucoup de témoignages et d’expériences vécues aboutissent au même résultat. La fille sortie de son boxon réclame, réclame et réclame encore...Quoi ? Ca va du téléphone portable à 500 balles au sac Louis Vuitton, ou carrément du fric pour aider la famille, le petit frère malade, des papiers à faire, etc...et le rythme s’accélère. Des putes, on vous dit. Inside et outside. Couple improbable et souvent limité dans le temps. Comme les autres... La vraie question : peuvent-elles aimer autrement ? Comme elles faisaient avant. On me dit que c’est possible. Je veux le croire.

    * Les clubs n’aiment pas ce genre de relation. Ben voyons...un numéro gagnant - avant on disait gagneuse - qui filerait le parfait amour, c’est une fille et un client de perdu (pour un certain temps...). Et puis chaque coup tiré à l’extérieur a un goût de manque-à-gagner.

    Forums. Disons les choses tout net. Neuf filles sur dix redoutent ce qu’elles pourraient lire ou comprendre sur les forums d’évaluation souvent utiles qui pullulent sur la Toile. Sans disposer de sondage scientifique, je n’ai jamais rencontré une fille qui sautait de joie quand - entre quat’zieux - je lui posais la question si elle lisait avec enchantement les forums tels que celui-ci où des maquignons tels que moi/nous soupèsent l’animal. Oui, mais : “ C’est bon pour elles de savoir ce que l’on pense d’elles, pour leur business, pour s’améliorer... “, répliquent les bien-pensants du sexe loué, dont je fus/suis plus ou moins. Comme “25 millions de clients de putes”, actifs et potentiels (Français de + 18 ans) ? A l’époque du consumérisme sexuel débridé et consciencieux ? Je suis plutôt du côté du consommateur, pourtant. Ben non, ça ne leur plaît pas. Pour, à mon avis, deux raisons :

    - De telles évaluations les confortent dans leur statut de pute, parfois choisi parfois contraint, parfois les deux, mon capitaine. Un statut qu’elles assument, certes, mais qu’elles ne portent pas aux nues loin de là. Et même, pour certaines, qu’elles haïssent profondément. Même les filles issues de la culture protestante ne se mettent pas à genoux devant une telle ambition sociale. Alors celles formatées pas les traditions orthodoxes, n’en parlons même pas ! La prostituée est bannie de sa famille sinon du groupe. On se cache pour aller aux putes, on se cache pour faire la pute.
    Je me suis livré à une petite estimation sur le rapport entre les filles à visage découvert et les filles floutées ou à visage dissimulé (voilée...) sur les sites web des clubs et autres bordels. Pareil, on ne reconnait pas neuf filles sur dix, les à découvert sont souvent des pseudo-individuelles exerçant via internet. Mais j’admets que de plus en plus de nanas sont à visage découvert, y compris dans les maisons, sauna-clubs ou FKKs ou certains partytreffs. Pour la fille, l’anonymat est le dernier rempart contre l’opprobre. Si la famille au pays était au courant...A contrario, la fille à visage découvert aurait donc rompu avec sa famille et ses attaches pour franchir le cap de la professionnalisation (voir réinsertion) sinon le point de non-retour.

    - La trouille du management du club ou du boxon s’ajoute à celle du pimp, qui tous, surveillent les évolutions et évaluations de leur pensionnaire ou protégée. Bien sûr, d’un strict point de vue service/consommateur, il est normal qu’une nana se fasse virer - et cela arrive finalement assez souvent - ou qu’on la dissuade de revenir si elle ne donne pas satisfaction à la clientèle qui s’exprime ou directement au management ou via les forums. Il existe une concurrence féroce entre les établissements et ceux-ci ne peuvent se permettre une offre trop approximative. Mais la pression sur les filles est parfois très forte donc stressante. Alors celle du pimp...

    Pas mal de nanas ont même renoncé à lire leurs évals (encore faut-il lire le français ou l’anglais, quant au néerlandais...). Celles qui comprennent ne le font pas de gaîeté de coeur. De toute façon, le client est roi et elles sauront toujours assez tôt ce que l’on pense d’elles, via le boss ou le maquereau, qui eux ont de plus en plus les yeux rivés sur internet, e-réputation oblige, celle du boxon en premier*. Ou leurs copines car la jalousie concurrentielle entre les prostituées est souvent assez féroce...
    Une éval’ positive, tu es une bonne pute, ma fille, continue ! La honte.
    Une éval’ négative, c’est le boss et/ou le mac qui déboulent ! La trouille...Coincée. Exagéré ?

    * C’est la rencontre somme toute naturelle entre deux mondes virtuels. Mais certains FKKs s’en tapent comme de leur première branlette : à l’Oase, vous expliquez à l’entrée qu’une fille n’est pas à la hauteur, on ne vous répond même pas. D’autres clubs ou FKKs sont beaucoup plus sensibles aux remarques et à leur e-réputation.

    Libertinage intéressé ? Une belle foutaise. Voir simulation. Risquons un chiffre et ce n’est qu’une estimation. Une fille sur cent joint l’utile à l’agréable en faisant la pute et je suis généreux. La nymphomanie est aussi un fantasme de mec. Ce qui ne veut pas dire qu’une fille ne prenne jamais son pied avec un client. Mais ce dernier reste un client qui a payé pour qu’elle ouvre les cuisses, il ne l’a pas séduite comme un prince charmant et elle n’est donc pas une belle au bois dormant. Cognage de mythes. Ne jamais sous-estimer les mythes et les symboles collectifs. Sexe et argent, ça peut marcher. Argent et affectif, c’est plus rare. Beaucoup plus rare.
    On me rétorquera que beaucoup de filles dites normales jouent au même jeu avec leur mec ou leur futur mari. Ou deviennent intéressées, au boulot ou ailleurs. Bref baisent utile. Une différence et de taille : la part du choix est toujours assez grande, la fille qui baise intéressée ou veut acquérir un statut social - sacrée motivation, çà - aimera toujours choisir sa proie. Alors que la prostituée ne choisit que très rarement le client qui lui plait éventuellement, je dis bien éventuellement. D’ailleurs, un client qui lui convient et sur qui elle flashe ne la loue pas forcément. Et en plus elles peuvent être frustrées. Un comble pour une prostituée.

    Pimp. Le grand absent. Le mac, c’est le fantôme du boxon. Présent et invisible à la fois. Dans les têtes des clients souvent fascinés par lui et dont il leur fait jouer une partie de son rôle, et sur le dos des filles contrôlées et parfois impressionnées par le même. Certaines ont été ou sont violentées, moralement ou physiquement, il serait idiot de le nier. Bien évidemment, quelques unes - on aimerait bien plus - sont indépendantes. Le restent-elles longtemps ? Tout le reste n’est que conjectures à partir de vagues silhouettes aperçues quelques secondes ou à travers un pare-brise foncé. On sait qu’il y a des clubs et FKKs où le mac est toléré et surveille directement sa protégée comme cela se fait dans certains eros centers. D’autant que le maquereau n’est pas forcément une personne en chair et en os, sur le modèle de l’ancien julôt-casse-croûte de la littérature à la Borsalino.
    Il est aussi bien souvent un système, une organisation, une famille, une équipe de managers d’un club qui ponctionne encore et encore tout en instaurant une ambiance cool et sympa pour faire passer la pilule, sans oublier l’Etat qui fait la loi...parfois un peu de tout cela à la fois. En personne, c’est un jeune type de cinq, dix ou quinze ans de plus que sa nana, pas automatiquement turc, bulgare, russe ou roumain, il peut être allemand. En V6 et Rolex au poignet.
    Je caricature évidemment, mais les macs que j’ai croisés - et nous l’avons tous fait - chercher leur cheptel à la sortie ou ceux qui traînent en bas des hôtels où logent les filles, ne viennent pas en patins à roulettes. Au GT, j’ai déjà observé deux soeurs qui descendaient d’une berline familiale. Au volant, le père, à ses côtés, la mère (les soeurettes me l’ont dit). Maquereaux des familles version Hongrie des champs.
    Difficile de savoir comment fonctionne le système et le rôle joué par les macs*. Vous en connaissez beaucoup, vous ?

    * J’ai connu des filles en bordels ou FKKs qui avaient le nom du type tatoué sur le ventre ou l’épaule, sans parler d’autres signes distinctifs qui peuvent “signer” une fille. Ce qui amène à s’interroger sur la nature de l’emprise du mac sur la fille. Coach ? Lover ? Entrepreneur ? Protecteur ? Manipulateur ? Quelques éléments de réponse sur ce site et les fils dédiés.

    Réinsertion et professionnalisation. Le point de non-retour, à mon avis, c’est autour de trois ans. Une fois le cap 3 dépassé, la fille peut de plus en plus difficilement envisager de retrouver une vie normale. Trois ans ? Pour quoi pas deux ? Ou un ? Ou plus ? La fille qui s’engage dans la prostitution le fait avec en tête l’idée de gagner un max de pognon, on est d’accord là-dessus. La première année, c’est pas facile, mais le fric coule au rythme du sperme du client. On se console comme on peut. Ne jamais oublier que ces filles n’ont jamais eu que quelques expériences sentimentales et sexuelles chez elle dans leur village ou leur lycée, leur fac. Passer brutalement en mode pute à s’enquiller quotidiennement avec caprices et cochonneries en sus, cinq ou six types, chiffre bas, souvent deux fois plus âgés, qu’elles ne connaissaient pas quelques minutes avant, n’est pas une sinécure, même consentie. Mais le client friand de petites nouvelles est tout excité, je sais. La deuxième année, elle serre les dents et les fesses et se dit que c’est toujours aussi dur même si une certaine habitude s’installe, et c’est cette habitude qui l’effraie.
    La troisième année, elle se dit qu’elle est près du but - pour arrêter - et commence à prendre des “trucs”, des stimulants ou à augmenter les doses (de stimulants). Boisson énergisante, puis fumette cannabis, puis ecstasy, puis coke, quelque fois en même temps sans oublier les amphètes. Itinéraire connu. La pente est raide et on la dévale vite comme dirait Jean-Pierre.
    Naturellement, ce scenario gris peut se jouer en accéléré. Et certaines filles passent leur point de non-retour plus vite. Nous avons tous vu des corps et des physionomies changer à vitesse grand V : kilos en trop qui s’accumulent vite, comportement qui alterne séquences euphoriques et moments d’abattement, visage bouffi et rides prématurées - évidemment dissimulées par le maquillage.

    Autre signe tangible sans être formel du passage de “l’autre côté” : les tatouages, qui ne sont pas seulement une expression esthétique art body, mais aussi une sorte de rite prostitutionnel, ou les seins siliconés, les piercings, autant d’attributs qui professionnalisent un look et répondent aux désirs d’une certaine demande autant que de signer une appartenance à un sorte de corps de métier en plus d’une dépendance au pimp. A ce moment, le job normal apparaît comme un eldorado inaccessible de plus en plus éloigné. Evidemment, certaines s’adaptent plus vite et mieux. Elles sont même capables de poursuivre leur activité encore quelques années. Mais les années comptent double dans ce genre de job. Et le retour sur terre est toujours d’autant plus douloureux que la séquence bordel a été longue. Quelques nanas restent le temps des vacances et repartent les poches pleines (mais toujours le mac quelque part...) puis reviennent. Le démon de l’argent facile est à l’oeuvre...
    Si j’ai des enfants un jour, de toute façon, ils seront forcément des enfants de pute”, m’a avoué une fille du LR, un jour de mélancolie. Tout est dit.

    Santé. Alors là,...Outre les excès mentionnés ci-dessus. Citons : la taurine, contenus dans les boissons qui donnent du tonus. Certes autorisées, les boissons énergisantes sont évidemment mal tolérées par des organismes de 45 kgs qui en avalent une ou deux canettes - parfois plus - chaque jour pendant un an ou plus. Les effets négatifs sont réels. Ajoutons les clopes, disons au minimum un paquet par jour. La bouffe allemande, aussi diététique que moi abstinent. Ou l’alcool, servi parfois à profusion dans certains clubs. Et l’on aura une idée de la dégradation physiologique accélérée qui guette les filles. Sans compter les journées à rallonge ou les horaires décalés.
    Ou encore les problèmes - on n'ose dire les dégâts - engendrés par une surconsommation sexuelle : même si la chose est naturellement formatée pour la baise, se faire troncher la chatte 30, 40 ou 50 fois par semaine laisse parfois des traces. " Je ne veux pas détruire mon corps", s'exclame la petite poupée sylphide du World à qui je demandais si elle faisait des gangs-bangs à 10 ou 15. Et l'on ne parlait que du corps. Et que dire de la mode galopante de l’”AO”, qui reste risquée malgré tout. Ben oui, mais c’est tellement bon, docteur.

    Santé mentale. Pareil. Les filles sous anti-dépresseurs ou autres sont monnaie courante. J’en ai vu de telles boites de médocs dans les sacs. Parfois c’est plus grave.

    Simulation. Le bordel, c'est le simulacre, la prostituée, c'est la simulation. Je ne suis pas le dernier à sourire des posts insistant sur les capacités du superman à faire jouir la fille. Les miens en premier. Exercices de style, naturellement. Vieux stimuli masculin que celui de la maitrise du plaisir féminin ou la croyance en celui-ci et je sais de quoi je parle, de ces exploits sybarites à l’infini, quand Apollon se tape la petite soeur de Dyonisos. Là encore illusions et illusionnisme. Les comptes-rendus épicés sur le registre salon littéraire masturbatoire anonyme en sont bourrés comme les petites polissonnes que je régale.
    Oncle Sigmund disaient que les prostituées sont les comédiennes de l’amour. On ajoute : de A jusqu’à X. Depuis le coup d’oeil sur le canapé jusqu’à l’orgasme, en passant par la conversation et le social time, avant et après, de la séquence séduction au plan cul. Regardez la fille qui vient prendre ses biftons au casier. Et observez la scène. Presque toujours la même. Bises au micheton, la tête ailleurs et les yeux fuyants, le sourire forcé et l’air un peu faux. Le rideau vient de tomber. Post-coïtus very tristus.
    Les cours de théâtre du lycée du coin vous le diront : la leçon numéro un, c’est mimer le plaisir. Certains n’y voient que du feu (si l’on peut dire). Les contractions pubiennes, les jambes qui serrent, le visage convulsé, les ongles qui grifouillent, les yeux qui roulent,...ou encore les soupirs et les petits cris ne sont très souvent que du flan, une quincaillerie de film porno, et j’aimerais tellement croire un peu le contraire. Certaines imitent très bien l’orgasme. A force. Les clients allemands ou néerlandais parlent parfois de facteur illusion pour mesurer la girl friend attitude ou l’intensité du plaisir. Déjà plus réaliste. Une preuve ? Leurs fiches affichent souvent dirty talk ou love talk, c’est compris dans le prix assez souvent. Montrer le plaisir est donc une marchandise comme les autres. Au mieux la session est un jeu de rôles, au pire une arnaque.
    Elles bossent et la baise est une sorte d’exercice physique rémunéré. D’ailleurs fatigant. Rarement mais parfois, la fille peut y trouver son compte, sur le mode masturbatoire alors, en pensant à un autre, son jules, son mac ou un ex au pays, ou n’importe qui (plusieurs me l’ont confirmé). Comme partout, il y a des exceptions et certaines peuvent effectivement trouver du plaisir avec un client*. Transformé en godemiché géant. Et qui a payé pour le devenir.

    Par contre, je pense que l’un des fantasmes réels des filles en clubs, c’est l’exhibitionnisme. Se montrer nue est un plaisir qui flatte leur fierté féminine. Affaire de génération que l’on peut qualifier de porno. De même, repérer l’excitation des mâles qui les reluquent, danser sur le bar ou à la poledance (les patrons aiment, ça anime). Les pudiques ne le restent pas longtemps et y trouvent leur compte. De toute façon, toutes les nanas sont à poil ou presque, ça aide et ça déculpabilise. Une prostituée serait une allumeuse qui a bien ou mal tourné, c'est selon ? A cet âge-là, on est gavé de fashion way et de starisation à bon marché. Après, il faut passer à l’acte. Moins amusant. C’est tout leur paradoxe.

    * Je rappelle que certains stimulants, comme la coke ou le joint pour ne pas les nommer, peuvent avoir un effet aphrodisiaque (pour baiser) en plus des effets désinhibants (pour faire la pute) et euphorisants (pour parler et sourire). Paradis artificiels. Il m’arrive de couper court si je me rends compte - à tort ou à raison - que la fille est sous emprise, à tout le moins je cherche à savoir si elle a toute sa conscience. Je ne paye pas pour çà.

    Bon, c'est un peu l'envers du décor selon moi, d'accord. Loin de moi l'idée de jouer les casse-zizi. Pour le coté jouissif, lisez les autres posts (ceux de sextraveller, tiens...).

    Il pleut. Ce que je fais samedi ? Sais pas. Je passe une annonce sur Youppie... Et vogue ma libido !

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