Sans culotte
Cette histoire est récupérée en "copié/collé"depuis mon Blog. Mon Blog est un peu mon "journal", mon confident. Je vais relater ici quelques autres frissons délicieux. Nous sommes en 2020. Je viens d'avoir dix huit ans au mois de mars. Ce mois de mai est plutôt agréable, sur les demandes pressantes de mon "ex" petit copain, avec qui cela n'a duré que huit mois, je commence à porter des jupes. Moi, toujours en jeans, je me suis sentie ridicule, un peu gauche, stupide et très maladroite. Pourtant, curieusement, au bout de quelques jours, j'ai développé une véritable addiction. Je n'ai plus cessé d'en porter et jusqu'à l'automne. Les robes aussi, lorsqu'il fait vraiment très chaud. Maman était tellement contente de me voir aller enfin vers un peu plus de féminité que nous allions faire du shopping ensemble. J'ai changé de garde robe. Et peut-être de mœurs.
Je suis une fille coquine. Je le dis sans hypocrisie. C'est mon côté exhibitionniste qui se traduit au travers de mes écrits. Je suis optimiste, pleine de joie de vivre et depuis toute petite. Cela correspond à ma nature profondément extravertie dans certains domaines. Mais que l'on s'y méprenne surtout pas, dans la vie réelle je suis très réservée et plutôt timide. Rapidement, en portant des jupes, je me suis rendue compte que les messieurs me regardaient différemment. Cela me troublait. Et plus j'étais troublée et plus cela m'excitait. Que de plaisirs intimes et secrets dans la solitude de ma chambre suite à quelques situations équivoques. Quelques instants fugaces et parfois terriblement ambigus.
Un matin, en partant en cours, par défi, comme une sportive qui veut s'imposer un challenge, je pars sans culotte. Quelle épreuve ! J'avais l'impression que tout le monde savait. Que même les professeurs s'en doutaient. De délicieux frissons, où se mêlent honte et excitation, m'envahissent à chaque fois que je bavarde avec un groupe d'étudiants. Une douce culpabilité aussi. Je ne dis rien à ma meilleure copine de fac. Le regard de certains profs ! Ce n'est évidemment que mon imagination qui me joue des tours pendables. Le soir, en rentrant, j'étais fière. J'avais relevé mon défi. Je me suis installée devant le miroir de l'armoire, assise sur la chaise tournée à l'envers, le dossier entre mes jambes. Ce fut le début de mes "expériences" approfondies. J'étudiais toutes les possibilités, toutes les déclinaisons possibles. Je m'amuse énormément.
Bien évidemment, sans culotte, en jupe, en public, cela demande une certaine attention, quelques contraintes et quelques astuces. Pour rajouter à mes satisfactions, je me suis également fixée quelques règles simples. Je ne croise jamais mes jambes. Même assise devant quelqu'un, (de préférence devant un garçon), je garde mes jambes serrées, parallèles et immobiles. Je garde mes mains posées à plat sur mes cuisses. Je bavarde ainsi. Cela a participé à développer chez moi une grande maîtrise. Maîtrise de mes émotions, de mes sentiments et de mes pensées. Sans oublier les troublantes émotions que cela suscite dans ma psyché. Il n'y a que les filles et les Écossais pour comprendre...
L'année suivante, pour la première fois de l'année et le premier avril 2021, je suis allée faire de la bicyclette sans culotte. C'est le matin. Il fait super beau. Je mets immédiatement les choses au clair, c'est une sensation détestable. Enfin, en ce qui me concerne. Je déteste le contact de la selle. Mais, en ce jour, c'est un peu un poisson d'avril au monde entier, (ainsi qu'un doigt d'honneur). Jupe de lycra beige. T-shirt de coton blanc. Une météo un peu limite. Bien sûr, ma culotte est restée toute la promenade au fond de mon petit sac à dos. Quelles délicieuses émotions pour cette première véritable journée de printemps. Tellement enchantée par mon expérience, j'ai récidivé l'après-midi. Toutefois, rapidement désenchantée par l'irritation provoquée, je me suis arrêtée dans un chemin pour remettre ma culotte.
Par la suite, je suis allée en cours de nombreuses fois de la même façon. Au musée ou encore dans les grands magasins. Ce sont là des moments extrêmement excitants. C'est troublant de s'accroupir devant les rayons pour saisir un objet en jouant de mes cuisses. J'ai tenté plusieurs expériences mais plus jamais à bicyclette. Rien de plus désagréable que d'appliquer de la crème pour anesthésier les irritations et les démangeaisons. Par contre, j'ai les joues et le bout du nez qui piquent en bavardant avec des gens. La sueur. J'apprécie. J'adore rougir devant des messieurs polis et charmeurs qui sont très loin de se douter de quoi que ce soit.
C'est mon côté ingénue et innocente. Car mes jeux restent innocents...


